Un deuxième roman qui remue les cendres du passé

L’auteure boudrysanne Corinne Rota- Richard livre «La lande brûlée». Si le premier ouvrage conte le parcours de vie de Valentine, le deuxième narre celui de Grégoire, son amant qui choisit de la quitter subitement.

Corinne Rota-Richard a une imagination débordante. Son deuxième roman, «La lande brûlée», qui vient de sortir, brosse le portrait de l’amant de l’héroïne de son premier livre. Un récit qui prend une forme différente du premier. «Je n’aime pas faire la même chose, je me lasse vite», admet l’auteure domiciliée à Boudry.

Le livre s’ouvre sur le lendemain de cette première nuit d’amour. Grégoire, reporter de guerre, fuit celle qu’il nomme La dame du phare et rentre chez lui. Il prend une douche pour enlever toute trace de Valentine sur son corps. «La tête appuyée contre le carrelage, je regarde l’écume parfumée de notre si belle rencontre partir rejoindre les égouts.»

Récits complémentaires
Pourquoi agit-il ainsi? C’est le propos de ce livre que l’on peut lire indépendamment du premier, même si les deux ouvrages se répondent sur bien des points.
Les deux romans n’ont rien d’autobiographique. «Valentine est artiste comme moi et me ressemble par certains traits», reconnaît Corinne Rota-Richard. «Mais mon mari est adorable!», ajoute-t-elle, faisant référence au mari violent de l’héroïne dans le premier récit. Cela n’empêche pas l’auteure d’aimer l’espièglerie. «En clin d’œil à Alfred Hitchcock, qui figurait toujours dans ses films, j’apparais dans l’un des personnages de ce deuxième roman», relève-t-elle. La prose est souvent riche en images et en humour. «Chauffer de l’eau à une Anglaise sans lui servir de thé, ça, c’était comique», écrit l’auteure pour décrire une panne sexuelle de Grégoire.

Arts complémentaires
Corinne Rota-Richard peint et écrit depuis une vingtaine d’années. «Je peins au sous-sol, mais j’écris à la lumière du jour», précise-t-elle. Depuis le début, elle accompagne ses tableaux de textes courts. Mais son envie d’écriture prend une place toujours plus importante. Un burn-out l’a contrainte à rester à la maison et a mené à ces romans. «L’idée du phare me vient de cette période. Il m’apparaissait comme un lieu où je serais en sécurité.»

L’auteure se réjouit de la réaction de ses lecteurs. «Ils me disent avoir été touchés par le premier texte. J’espère qu’ils le seront par le deuxième.» Un troisième roman, qui sera cette fois-ci une suite des deux premiers, est déjà en cours d’écriture.

Laurent Buschini

https://littoralregion.ch/content/archives/littoral_region_6_03_2026.pdf

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